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29.11.2007

Ce trimestre j'ai appris que...

- Il est interdit de parler des américains pendant le cours d'anglais, parce que ce sont des américains, pas des anglais...

- ça ne sert à rien d'étudier la comptabilité quand on prépare un BEP... comptabilité!

- La levrette est la femelle du lapin.

- Les arabes ont les cheveux frisés parce qu'il mangent du mouton, mêêêêêêêêê...

- ça ne sert à rien d'apprendre l'anglais, car les anglais sont moches...

- Ce n'est pas bien de ma part de mettre un zéro quand on a triché à un devoir, du moment que les réponses sont bonnes il faut donner des points...

- Les devoirs déposés dans mon casier ont été mangés par lui, c'est la seule explication pour expliquer pourquoi je ne les ai jamais eus...

- Les neveux/cousins/tantes de mes élèves ont la fâcheuse manie d'utiliser leurs feuilles d'exercice pour noter leur liste de courses/faire un dessin/noter un numéro de téléphone...

- Certains élèves ne connaissent toujours pas mon nom parce que c'est mon nom d'épouse, or ils n'avaient pas été invités au mariage (?????)

28.11.2007

Oulalalala, ou comment se sentir un peu bizarre d'un coup d'un seul

Monsieur Mon Mari m'a appellée aujourd'hui... J'étais si heureuse de l'entendre, il me manque tellement... Il va bien, même s'il souffre du décalage horaire! Mais il va bien, c'est tout ce qui importe.

Ce qui m'ennuie un chouilla, c'est qu'il m'a dit que le lieu où il se trouve actuellement est bizarre. J'en saurais davantage à son retour évidemment, mais je n'aime pas trop ce terme de bizarre, ni la façon dont il me l'a dit.

C'est clair, il n'aime pas beaucoup cet endroit. Peut-être ne s'y sent-il pas à son aise. Peut-être lui en a-t-on fait un portrait peu élogieux. Peut-être ne se voit-il tout simplement pas vivre dans ce genre de ville.

Et zut.

Car si proposition de poste à l'étranger il doit y avoir un jour, ce serait pour travailler là-bas, à Bizarre-city. Et si cette ville lui déplait, il n'aura pas envie de s'y installer. C'est légitime.

Mais je me sens moche, là, tout de suite. Parce que ce que je ressens est tout aussi bizarre que cette ville. Et parce que je m'en veux de ressentir cela.

Egoistement, j'ai envie de partir pour Bizarre-city. Peu importe que ce soit un endroit particulier, perdu dans l'Amérique profonde (ou quasi). Je sens que ma vie pourrait y prendre un sens nouveau. Ne me demandez pas pourquoi, c'est ce que je ressens, voilà tout...

Si poste il y a pour Monsieur Mon Mari, je ne pourrai pas le forcer à accepter. Surtout que l'objectif est d'être heureux, pas de se retrouver dans un lieu que l'on déteste et que l'on rêve de quitter très vite. Je le suivrai au bout du monde s'il le faut, mais à la seule condition que ce soit avec des perspectives positives, et du bonheur à la clé.

En outre, je pourrais très bien détester Bizarre-city, allez savoir. Dernièrement j'ai passé du temps sur le site internet de cette ville et, je l'avoue, je ne sais qu'en penser...

Il va falloir que je redescende rapidement sur terre et cesse de me projeter un peu trop dans mes rêves de départ, je crois.

*Soupir*

Et de 3!

Nouvel album photos en ligne...  :)

Destination: Dublin!!  Petits souvenirs d'un merveilleux week-end de printemps...

25.11.2007

Envie d'ailleurs?

Envie de partager quelques photos de voyage avec vous...

J'ai donc agrémenté mon blog d'albums-photos, afin de vous donner un peu de rêve... Au programme: notre safari au Kenya et en Tanzanie, il y déjà trois ans... et Cuba, île magique où nous avons passé notre Lune de Miel...

D'autres albums suivront, moins exotiques sans doute, mais partagés avec autant de coeur...

23.11.2007

Partir, partir...

Depuis une semaine, toujours la même pensée: partir outre-Atlantique, suivre Monsieur Mon Mari dans un tournant professionnel, et construire autre chose. Cette idée ne me laisse pas de répit...

Je mange partir, je dors partir, j'avance dans mon quotidien parce que je me dis qu'un de ces jours on va partir, je tiens le coup parce que de toutes façons, c'est clair, on va partir, et j'ai des tonnes d'idées sur ce que je pourrais envisager de faire lorsqu'on sera partis.

Sauf que c'est sans doute une douce lubie.

Sauf qu'il y a d'autres priorités dans nos vies.

Sauf qu'il n'y a pas de proposition à l'horizon.

Ce qui sous-entend qu'il n'y aura peut-être jamais la moindre possibilité de partir.

Je me demande toutefois si ce que je veux, au fond, ce ne serait pas plutôt fuir. Sortir de cette existence qui n'est pas entièrement conforme à mes rêves. Même si je sais parfaitement que ce n'est pas une solution.

Etre ailleurs et devoir chercher ma voie, coûte que coûte, me parait bien plus attractif que rester ici et m'engluer dans quelque chose qui ne me correspond plus tout à fait. C'est pour cela qu'aujourd'hui, je me sentirais prête à partir.

Ici, je n'arrive pas à savoir ce qui pourrait me faire vibrer, alors qu'ailleurs, dans un autre système, avec du temps devant moi pour explorer diverses routes, ce serait possible. En tous cas j'en ai l'espoir. Mais pour que cela se réalise, il faudrait partir.

Et il est clair que là, tout de suite, on reste.

21.11.2007

Windy days

Un fort vent souffle, encore et encore... Le Mistral nous avait pourtant laissé un peu de répit, mais voilà qu'un épisode Cévenol lui succède, nous ramenant un vent tout aussi pénible, sinon plus...

Deux minuscules gouttes tombées du ciel, alors que la terre a tant besoin d'eau chez nous...

Trois petits jours avant que l'amour de ma vie ne s'envole vers d'autres horizons et ne me laisse ici, ne me laisse à mes pensées et à mes tornades intérieures... Mais laissons les éléments agir, pour une fois... J'attendrai qu'un vent plus clément me le ramène...

 

19.11.2007

En voie de réconciliation

Depuis le milieu de la semaine dernière (je sais, c'est très précis), je sens que je suis sur le point de me réconcilier avec ma vie, et avec moi-même. Douce sensation que celle-là! Autant vous dire que je la savoure...

Ma semaine de travail a été l'une des plus positives depuis le début de l'année scolaire... Déjà, je me suis moins énervée après mes monstres, et surtout, quelques petits rayons de soleil sont apparus, notamment grâce à l'une de mes élèves qui est très faible en anglais et ne travaille jamais en cours (du genre "foutu pour foutu autant ne pas se fatiguer") et qui s'est mise à travailler, et à réussir! Quel bonheur pour moi, et sans doute pour elle vu qu'elle a été complimentée, encouragée.... si seulement ça pouvait continuer de la sorte, pour elle et pour d'autres... Quand je vois cela, je me dis qu'au pire dans cinq semaines nous appuierons de nouveau sur le bouton "pause"... Mais qu'au mieux,  je vais retrouver ma motivation perdue...

Je me suis également remise au vélo d'appartement, question d'évacuer le stress engrangé depuis des semaines, et aussi parce que je ne suis enfin plus malade, je n'ai donc pas de mal à reprendre mon souffle! Qui sait, je vais peut-être arriver à déloger quelques méchants kilos au passage... Avant les fêtes et un abus (volontaire quoique néanmoins contrôlé) de foie gras et de chocolat, ce ne serait pas une mauvaise chose!

Le week-end a été calme, serein, complice avec mon cher et tendre, c'est bien normal, il partira dans quelques jours loin d'ici, travail oblige... Et j'ai beaucoup réfléchi, je me dis que si l'un de ces jours on lui propose un poste là-bas pourquoi ne pas partir, moi qui repousse cette idée depuis toujours... Certes, là n'est pas la priorité, car nous voulons avoir un enfant avant de prévoir quoi que ce soit de ce genre (et je ne souhaite pas avoir à faire à l'assistance médicale du pays concerné pour cela, soyons francs!)... Bon, après tout, ce potentiel départ est une éventualité bien floue, car peut-être qu'aucun poste ne lui sera jamais proposé, et si oui, ce ne serait pas avant deux ans au moins! Mais depuis samedi  je ne peux pas m'empêcher d'y penser, malgrè tout... cela fait son chemin en moi... Je n'ai plus d'appréhension à l'idée de partir dans ce coin un peu perdu et loin de la France, si cela nous permet d'avancer professionnellement...

Le vent qui souffle ici semble emporter avec lui mes tourments automnaux... Qu'il les emmène très loin, qu'il me laisse ce sentiment d'être enfin sur la route qui me ramènera jusqu'à moi...

14.11.2007

Et ça veut sauver la panète...

Les décorations de Noël commencent à fleurir de tous côtés depuis plusieurs jours déjà, et cela m'agace parce que:

Si je lis bien le calendrier, Noël, c'est fin décembre, pas début novembre. C'est donc un peu tôt pour tout décorer de la sorte je trouve, car un fois la magie de la découverte passée, on ne prête plus aucune attention à ce genre d'ornements, bref, au moment de Noël, on a déjà oublié toutes ces jolies guirlandes, bien qu'elles soient tout autour de nous. A force de trop voir, on ne voit plus... Mais ce n'est pas le plus grave.

Qui dit décoration de Noël, dit guirlandes lumineuses. Et c'est bien là que le bât blesse. Car depuis quelques jours tout est illuminé du soir au matin, je n'ose pas imaginer le nombre de kilowatts que tout cela représente au final. Et après, on ose nous demander d'éteindre la lumière pendant 5 malheureuses minutes, tel jour à telle heure, pour sauver la planète. Ce que nous avons eu à coeur d'économiser, les ampoules des guirlandes se chargent déjà de le dépenser! Que peut donc dire le père de famille scrupuleux et éco-citoyen à ses enfants, qu'il dispute dès qu'ils laissent la lumière dans une pièce vide, face à cette débauche de lampes multicolores, éclairées en plein jour?

Personnellement, cela me scandalise! D'autant que tout cela n'est que pur mercantilisme, le reste n'a aucune espèce d'importance...

Alors oui, c'est beau une décoration de fête, ça réchauffe les coeurs, remonte le moral, fait sourire les enfants. Avec elle, on oublie un peu la morosité ambiante. On pense déjà à ce que l'on va pouvoir offrir à ceux que nous aimons plus que tout.

Mais leur offrir en bonus une planète que l'on soigne, c'est aussi un beau cadeau... Non?

 

11.11.2007

Tourner la page

Besoin de tourner la page sur beaucoup de choses, et ce afin de reprendre une vie normale.

Besoin de recommencer à avoir des projets à long terme, et non plus des projets qui courent jusqu'au mois prochain, "au cas où".

Besoin de voir plus loin, beaucoup plus loin. Ma vie ne s'arrête pas pour une contrariété de plus ou de moins, alors, tournons cette fichue page sur laquelle je suis bloquée depuis trop longtemps. L'histoire continue même si on saute quelques lignes, on y reviendra plus tard, si on a le temps.

Besoin de me recentrer sur l'essentiel. L'opportunité m'en sera donnée d'ici à deux semaines, car Monsieur Mon Mari va devoir s'absenter pour le travail. Je vais profiter de mes soirées de solitude pour me concentrer sur mon petit nombril, et ne faire que ce que bon me semble, voir où j'en suis de mon amour pour moi-même (celui pour mon homme étant tout acquis, et bien protégé dans le coffre-fort de nos coeurs).

Besoin d'admettre que certaines choses vont devoir se passer différemment du programme initial, et tourner la page sur mes dernières illusions.

 

05.11.2007

Courage, (ne) fuyons (pas) !

J'ai trois paquets de copies à corriger. Trois. Sans parler des cours à préparer. Et du sujet d'un autre contrôle à "pondre" pour jeudi.

J'ai passé une semaine complète de vacances épuisée, encore et toujours ces coups de froids à répétition (et pourtant ce n'est pas faute de faire très attention...). Bref, je me retrouve à trois jours de la reprise sans avoir fait quoique ce soit. Ce matin, j'ai pris mon courage à deux mains, et hop, j'ai sorti mes paquets de copies. Je les ai posés sur le canapé (et oui, je corrige toujours sur le canapé, à croire que je ne sais pas le faire ailleurs). Les trois paquets y sont encore. Intacts.

Qu'est-ce que je donnerais pour ne plus être dans ma peau, ne plus penser, ne plus voir les heures défiler sans parvenir à avancer. Qu'est-ce que je donnerais pour reprendre confiance et être fière de moi. Pour ne plus voir ce visage pâlichon dans mon miroir, ne plus avoir mal au ventre, ne plus tousser. Pour sortir profiter du soleil et marcher, insouciante.

Qu'est-ce que je donnerais pour que ces malheureuses feuilles se volatilisent. Que le lycée Avapabien se volatilise. Que Travail City tout entière ce volatilise. Que les cauchemars liés au boulot et que je fais depuis plusieurs nuits se volatilisent. Que la boule dans ma poitrine ne revienne pas et se volatilise définitivement.

Qu'est-ce que je ferais pour être le 20 de ce mois et rester blottie au fond du lit, en gréviste de pacotille, qui renonce à faire cours pour le simple soulagement de ne pas voir les quatre murs d'une classe pleine de ce bourdonnement qui m'épuise de plus en plus.

Mais fuir n'est pas une solution, il me faut agir en adulte et faire ce que je dois faire. Si seulement je savais ce que c'est...

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