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27.01.2008

Sois forte, je t'appelle dès que je suis arrivé...

Sois forte. 

Il en a de bonnes, Monsieur Mon Mari.

Je suis en larmes au moment il s'en va pour une semaine, et il pense qu'il me suffit de l'entendre dire Sois forte pour que je le sois.

Si seulement c'était aussi facile.

Hier, nous avons appris une nouvelle qui nous a boulerversés, qui va chambouler les semaines, les mois, les années à venir, et aujourd'hui, il part. Je me retrouve seule face à cette tristesse, qui grandit encore avec son départ. Lui au moins, il va être au grand air, en compagnie de ses vieux amis, pour leur semaine annuelle à la montagne. L'idéal pour se changer les idées. J'en suis ravie pour lui, mais ça tombe mal vu les circonstances.

Car moi, je reste ici, avec mon quotidien, et des soirées suffisamment vides pour ressasser mes idées noires. Je ne peux pas chasser aisément de mon esprit cette lettre provenant du laboratoire, et qui nous a appris que nous avons peu de chances d'avoir un enfant bientôt, en tous cas pas par le seul miracle de la nature et de notre amour.

Un nouveau combat commence, et il est pour l'instant psychologique. Alors, forcément, la solitude, ce n'est pas l'idéal. Une épaule sur laquelle pleurer, des bras dans lesquels se blottir sont les meilleures des médications face à cela.

Sois forte.

Oui, je vais l'être, mais pas là, pas tout de suite. Je vais d'abord m'écrouler un bon coup, ensuite on verra... 

 

25.01.2008

Thé à la menthe et vieux souvenirs

Oui, nous avons passé quelques heures en tête à tête, à nous balader dans les vieilles rues de cette ville où tout a commencé pour nous. Trois ans que nous n’y étions pas retournés ensemble. Des souvenirs sont remontés à la surface, et le sourire ne nous a plus quittés. Le soleil brillait, la journée était superbe. Cette journée était la notre.

Non, nous n’avons pas eu de mal à trouver la maison de mes amis, nichée près d’une pinède. Leur maison est magnifique, et quand je repense à la fille d’immigrés qui a grandi dans un appartement modeste au cœur de la ville, je me dis que ma copine de collège a réussi un bien joli parcours. Alors, nous avons passé des heures entières à parler de nos chez-nous respectifs et à boire du thé chaud.

Du thé à la menthe.

Il suffit parfois de bien peu de choses pour se remettre sur les rails.

Il suffit de rendre visite à des amis que l’on n’a pas vu depuis longtemps, et de s’avachir dans un fauteuil en sirotant un doux thé à la menthe. D’en boire des litres, tout en évoquant des souvenirs d’adolescence. On se sent transporté, et finalement, on est bien. Les tracas, petits ou grands, s’évanouissent dans la vapeur d’eau.

Alors, on rentre tard, on se couche à une heure et quelques du matin, épuisés, mais heureux. On se rend compte que finalement, on a perdu du temps pour rien, qu’il suffisait de prendre sur soi pour enfin quitter la maison et aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Partager son temps avec des gens bien, discuter, rire, regarder de vieilles photographies sont autant de choses simples qui font que la vie a de la valeur.

Ma semaine n’en a été que plus douce.

Le thé à la menthe, ça calme les douleurs d’estomac et les bleus à l’âme.

24.01.2008

Demain, demain...

... je reviens avec une nouvelle note!

J'espère que vous aimez le thé à la menthe!! ;)

18.01.2008

Electrochoc, ou comment une grosse crise peut tout changer (ou presque)

Je respire mieux, l'air est encore lourd, mais je respire mieux.

J'ai décidé qu'il fallait que ça bouge, que ça avance.

Ma vie manque d'éclat? Et bien d'accord, on va en mettre. Partout, partout.

Demain, on sort. On va passer l'après-midi et la soirée chez une de mes amies, que je n'ai pas revue depuis mon mariage, et que je n'avais plus vue depuis des lustres à ce moment-là. Pour vous dire: je ne connais toujours pas son troisième enfant, qui va avoir 5 ans! Oups. Ce sera l'occasion de papoter, de jouer avec les enfants, et pour elle et son époux, de faire vraiment connaissance avec Monsieur Mon Mari.

Samedi matin: petite grasse matinée puis départ direction Aix-en-Provence, où nous allons déjeuner dans un de ces petits restos que nous aimons tant. Puis, quelques soldes, selon le temps dont on disposera. Et tant pis pour le compte en banque. Zut quoi, je n'ai plus rien à me mettre, j'ai honte de mon look de rien, donc: advienne que pourra.

Samedi après-midi: nous allons à 20 kilomètres d'Aix, chez mes amis. Nous y resterons jusqu'à après le dîner! Nous allons donc rentrer tard, mais peu importe: on va enfin voir du monde et d'autres murs que les notres! Parler d'autre chose, respirer un autre air... ouais.

Et dimanche: dodo et farniente. Ballade dans le coin s'il fait beau. Aucune tâche ménagère, aucun travail pour le lycée ou le bureau. Juste du repos. Juste du temps pour nous deux. (Et un bon masque de beauté, accessoirement.)

Bref, j'ouvre bien grand les poumons, et hop: je respire.

16.01.2008

Plus clair

Tout d'abord, j'espère que je ne vous ai pas trop inquiétés avec ma dernière note, j'allais très mal où moment où je l'ai écrite, l'étouffement était autant physique que moral à ce moment précis. La période est, comment dire... délicate, mais pas désespérée non plus...

Je crois qu'il faut traverser des tempêtes pour avancer et devenir plus fort.

Il vente, il pleut très fort sur moi en ce moment, mais ce n'est qu'une tempête, une de plus, qui finira par s'évanouir pour laisser place à un arc-en-ciel magnifique.

Disons que j'ai besoin de mettre certaines choses à plat avec moi-même, et que je n'y parviens pas, faute de recul.

Disons que certains imprévus sont venus ébranler ma détermination.

Disons que certaines choses avancent mais m'angoissent.

Disons que tout a pris une ampleur étourdissante, tout d'un coup, provocant un irrépressible vertige.

Disons qu'après avoir discuté avec Monsieur Mon Mari, j'ai enfin accepté de comprendre qu'il serait toujours là pour moi, même si certains de nos souhaits ne se réalisent pas.

Disons que je trouverai des réponses à la plupart de mes questions, mais qu'il faut que je prenne du temps pour cela.

Après la crise, tout reprend sa place, et je suis fière de ce que j'ai accompli aujourd'hui, après avoir tant pleuré hier. Pas à pas, c'est déjà plus facile.

Chi va piano, va sano... comme on dit au pays de mes ancêtres.

Et de toutes manières, demain sera un autre jour...

15.01.2008

De l'air, de l'air!

J'étouffe. Je n'en peux plus. Je ne parviens plus à respirer normalement. J'ai envie de hurler, ça aiderait peut-être mes poumons à se remplir.

J'ai besoin d'un break, de changer d'air, de bouger d'ici sous peine d'implosion.

Je ne supporte plus mon quotidien, je ne supporte plus mes quatre murs.

Besoin de m'aérer la tête en ne faisant plus pareil, en ne voyant plus pareil.

Besoin de liberté, de n'en faire qu'à ma guise, loin des contraintes de sous, de travail, de maison.

Ma vie manque cruellement de piquant en ce moment, je m'ennuie. Cette vie, ce n'est pas ma vie. Je n'en veux pas. Gardez-là.

Je perds espoir, avec cette mutation qui ne vient pas, cet enfant qui ne vient pas (et je me demande au fond si ce n'est pas mieux pour lui en ce moment), quelques petits soucis qui sont venus se mettre dans mon estomac, cette proposition que Monsieur Mon Mari va sans doute refuser, sa semaine annuelle au ski entre potes qui approche, les amis qui ne téléphonent plus, le ciel qui est tout gris...

Je veux respirer, être libre, avoir mon coin de ciel bleu à moi, rien qu'à moi.

Je voudrais être libre, libre de prendre de grandes bouffées d'air et de me régénérer.

De l'air, de l'air!

J'étouffe. Je n'en peux plus...

13.01.2008

Douce chaleur dominicale

Il a fait extrèmement beau et doux aujourd'hui. Difficile de croire que nous sommes mi-janvier... Mais tant mieux. Pour une fois que nous ne passons pas toute la journée de dimanche cloîtrés entre nos quatre murs! Alors nous sommes allés nous promener, au village, tranquillement. Histoire de prendre l'air, de marcher un peu.

Cela m'a aidé à oublier que demain, je retrouverai mes ouailles bruyantes et toujours aussi peu décidées à se mettre au travail. Pas de bonnes résolutions en vue pour ces braves petits.

A oublier aussi une potentielle expatriation. Nous en avons longuement discuté avec Monsieur Mon Mari, et il a vraiment besoin de réfléchir, d'y voir clair. Il hésite beaucoup, heureusement qu'il a du temps pour prendre sa décision. Je lui ai fait comprendre que de mon côté, il n'y avait aucun obstacle, que je l'appuierai quelle que soit la décision finale, mais qu'il ne devait pas se poser de questions par rapport à moi.

Tout va bien. Je sais que je suis prête à franchir le cap du départ s'il le faut. Je pense aussi que je tiendrai le coup si nous restons ici. On s'en sortira, quoiqu'il advienne. J'en suis persuadée.

On a mis cartes sur tables, on a parlé de tout, de son métier (se lancer dans autre chose ou pas, proposition intéressante oblige), du mien (de la perspective de me mettre en disponibilité s'il mute, et du fait que ça ne me gêne pas de ne plus travailler en cas de déménagement), de l'enfant qui n'est pas là (et de la suite des réjouissances, car nous allons devoir bientôt passer des examens pour savoir si tout va bien), de notre maison (à laquelle nous tenons tant, mais qu'il faudra bien quitter au cas où... Pour mieux la retrouver?). Tout est assez clair à ce niveau. Tout va bien. Je crois.

Nous allons avancer pas à pas vers de nouvelles choses, de nouvelles perspectives, de nouveaux devoirs, et ce, quoi que nous décidions. Ici ou ailleurs, nous sentons que quelque chose va bouger. Personnellement, je vois un virage se profiler, même si je ne sais absolument pas de quoi il s'agit. C'est une sensation étrange, mais profonde. Oui, je pense que quelque chose va changer dans ma vie. Mais quoi?

A suivre...

09.01.2008

Froid glacial

Ne pas se faire de fausse idée, surtout ne pas se faire de fausse idée.

Ne pas se dire que ça y est, le virage est amorcé. Que bientôt on sera dans les cartons.

Cela n'arrivera peut-être pas.

Cela n'arrivera sûrement pas.

Ce n'est pas une si merveilleuse offre, car elle ne correspond pas exactement aux compétences du principal intéressé.

De fait, tout porte d'ores et déjà à penser que ce n'est pas pour tout de suite.

On demeure dans l'incertitude, mais l'aiguille penche un peu plus vers le non que vers le oui.

C'est à cette idée là que l'on va se faire. Ce n'est pas pour maintenant, c'est pour plus tard.

Plus tard. Pas trop tard, j'espère.

Espoir vite effacé. La vie se poursuit ici, immuable. Pour le moment.

Plus tard, allez savoir, il se passera sans doute quelque chose.

Faire le deuil de certaines choses, mais pas celles auxquelles on pensait.

Attendre la bonne opportunité.

Garder espoir, malgrè tout. Tout ne va pas si mal, alors, il n'y a pas de quoi être triste.

Et puis, rien n'est encore fait.

Mais tout de même avouer que l'on est un peu déçu à la perspective que cette fois-ci ne soit pas la bonne...

 

08.01.2008

Chaud bouillant

Ouh lala, ouh lala, ouh-la-la.

Alors là, c'est ce que l'on peut appeller une reprise-choc.

Imaginez la scène: Monsieur Mon Mari retrouvant son bureau, ses collègues, sa pile de dossiers. Et son chef, qui demande à lui parler.

Pour lui offrir un nouveau poste.

Un nouveau poste, vous savez où.

Ouh lalalalalalalalalala.

Franchement, nous n'aurions jamais pensé qu'une opportunité se présenterait si vite.

Il a trois mois pour répondre. Trois mois pour peser le pour et le contre, pour réfléchir à tout ce que cela impliquerait, pour lui, pour nous, pour nos projets.

Je lui ai dit que je le laisserait mûrir son choix seul, que je ne ferai rien pour l'influencer d'une quelconque façon, car ce poste, c'est lui qui l'occupera, pas moi, il faut donc que ça lui convienne, à lui.

Que je le soutiendrai, quoiqu'il décide. Et que la perspective de partir aussi loin en laissant mes proches, mon travail et mes habitudes ne pose aucun souci, que je suis prête à changer de vie si c'est le bon moment pour sa carrière.

Qu'il ne devait pas s'inquiéter quant à nos tracas de non-parents, car ça ne remet rien en question de ce côté là (il faut juste prier pour que je ne sois pas enceinte jusqu'aux yeux au moment de sa prise de fonctions, je ne me vois pas contrainte et forcée d'accoucher à des milliers de kilomètres de lui, encore moins dans un transatlantique, enfin bref, on n'en est pas là, n'est-ce pas?)

Trois mois, même moins, et nous saurons si nous allons partir.

Inutile de le nier, ça me fout un peu la frousse.

Peur de m'emballer et de me nourrir de faux espoirs de changement, et d'être déçue s'il décline l'offre.

Mais aussi, peur de ne pas y penser pour le moment, et de me retrouver avec mille et une choses à décider si jamais il accepte ce poste.

Tout se bouscule dans ma tête... Je veux partir, ça c'est clair. Mais lui?

Bouh. Perdue...

03.01.2008

Trois trains plus tard...

Trois trains (et un métro parisien) plus tard, me revoici, frigorifiée dans une maison pas encore réchauffée après une semaine passée radiateurs quasi éteints... aglagla.

2008 est encore jeune, mais 2008 est là... Je vous souhaite une excellente année, puisse-t-elle vous combler de bonheur et voir tous vos souhaits se réaliser...  :)

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