« 2008-01 | Page d'accueil
| 2008-03 »
29.02.2008
Le 29 février doit-il compter pour du beurre?
Aujourd'hui est un jour exceptionnel.
Vous savez pourquoi?
Parce que je me suis achetée un nouveau beurrier. Tout en verre. Avec une jolie vache dessus. Un vrai beurrier, quoi.
Depuis que j'ai cassé l'ancien (en faïence, avec une oie dessus - décidemment, les animaux de la ferme me poursuivent) la vie n'était plus vraiment la même. Mister Butter était tout triste, condamné à être replié dans son papier d'emballage, remisé dans la porte du frigo. Il se sentait abandonné, oublié.
Une vraie tragédie.
Mais Dame Ephéméria est montée sur Saxo, son fier destrier, et est partie à l'assaut du rayon vaisselle de son hypermarché préféré, afin de remédier au problème.
Je l'avoue, j'ai eu la flemme d'aller ailleurs pour chercher un beurrier fashion, je me suis donc contentée d'un modèle tout simple, l'objectif étant de consoler Mister Butter et de sécher ses larmes (car le beurre mouillé ça le fait pas trop quand même).
Bref.
Tout ça pour dire que désormais Mister Butter est ravi, il peut se pavaner au coeur du réfrigérateur et narguer les denrées emballées dans du plastique. Fier comme un paon (ah zut, c'est pas un paon, c'est une vache. Zut, zut, zut!).
Je vous le dis moi.
Mister Butter n'est qu'un sale vantard.
15:06 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27.02.2008
Où l'on reparle du fameux Bureau et de son entretien aléatoire
Vous allez rire.
J'ai pris une grande décision.
Je vais ranger mon Bureau.
Je vous entends déjà dire "Mais euh elle passe sa vie à le ranger" ou "Elle est dingue ou quoi avec son bureau". Bref, je sais que j'en parle encore et toujours, mais qu'au final, mister Bureau est toujours un caphanaüm.
Parce qu'en fait je suis du genre maniaque, je n'aime pas que les choses ne soient pas à leur place. Un bibelot légèrement déplacé, une fourchette mélangée aux cuillers, et c'est le drame.
Mais depuis que je vis ici et possède une petite pièce que je peux appeller Bureau, il n'y a pas moyen que ça reste rangé très longtemps. C'est devenu mon placard secret, celui où l'on cache tout et n'importe quoi. Sauf que là, ben ce n'est pas vraiment caché.
J'ai honte, j'ai très honte, parce que ce Bureau ne ressemble plus à rien.
Moi qui avais toujours rêvé d'avoir un Bureau... J'étais, et je suis encore si fière d'en avoir un! Cela peut sembler idiot, mais j'aime énormément cet endroit, ce qu'il représente, ce qu'il contient. C'est ma pièce à moi (Monsieur Mon Mari n'y ayant que quelques dossiers et n'y étant que de passage).
Pauvre Bureau. Je le maltraite, je le néglige, il y a des tas de papier partout, des cartons, des sacs...
Il faut dire aussi, à ma décharge, que je manque cruellement de placards, de tiroirs, d'étagères. Et qu'en dépit de tout ce que je jette régulièrement, le trop-plein persiste. Bouh.
Mais je dois me rendre à l'évidence: ce désordre est certainement lié a un problème psychologique profondemment enfoui.
J'ai sans doute besoin que, quelque part chez moi, ce ne soit pas aussi nickel qu'ailleurs.
C'est affreux. Je crois que je suis une bordélique refoulée.
15:51 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
22.02.2008
Juste pour dire...
Juste pour dire que j'ai un époux formidable, et qu'il m'a fait pleurer de bonheur en m'offrant un magnifique bijou pour notre anniversaire de mariage.
Juste pour dire que j'ai des jours avec et des jours sans, et qu'aujourd'hui, c'est un jour sans.
Juste pour dire que demain nous allons pendre une crémaillère chez des amis de Monsieur Mon Mari, et que je sens que je vais m'ennuyer, comme à chaque fois que je vois ces gens-là. Et que je n'aime pas m'ennuyer.
Juste pour dire que les vacances se terminent, que je ne les ai pas vues passer, et que je ne sais toujours pas si je suis heureuse de reprendre le travail ou non.
Juste pour dire qu'il fait beau, et que c'est toujours ça de gagné.
Juste pour dire que je vais être surbookée la semaine prochaine, et que je risque de ne pas trop venir sur la blogosphère. Mais que je ne vous oublie pas, et que si je trouve cinq minutes, elles seront pour vous.
17:45 Publié dans C'est tout moi, ça! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.02.2008
Février
Février...
Février, c'est le mois de la Saint Valentin, que nous ne célébrons jamais, même si jeudi dernier je t'avais préparé un bon repas, et que tu es rentré avec un superbe bouquet de fleurs.
Février, c'est le mois où nous nous sommes installés ensemble, dans la maison que nous venions d'acheter, devenue notre nid d'amour.
Février, c'est le mois où nous nous sommes mariés, un an plus tard. J'ai l'impression que c'était hier. Que c'est aujourd'hui. D'ailleurs, d'une certaine façon, c'est aujourd'hui.
Février, c'est le mois de nos amours...
17:19 Publié dans I'm in love... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14.02.2008
Je t'aime
Tu es mon bonheur, le soleil qui traverse les nuages, le roc sur lequel je peux me tenir sans crainte.
Lorsque tu n’es pas là, je ne respire plus. En tous cas, plus tout à fait.
Je t’aime parce que tu m’as donné le goût d’aimer.
Je t’aime parce que tes défauts ne me font pas oublier tes qualités.
Je t’aime parce que tu es unique.
Je t’aime parce que tu es toi.
Je t’aime…
17:39 Publié dans I'm in love... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : amour, bonheur
12.02.2008
Les mots sont trompeurs
Je parle beaucoup de mon ressenti depuis quelques temps, pour autant, je ne souffre pas dans mon âme, mais dans mon corps. Je me suis écroulée, mais au sens physiologique du terme. Psychologiquement, ça va bien, étrangement bien même. Tout est somatisé. Pas de larmes, pas de déprime profonde, pas de mélancolie envahissante. Juste les jambes en coton, des fourmis dans les doigts.... j'ai froid, j'ai chaud... ma tension fluctue… De fait, je ne suis pas en forme. C’est plus fort que moi, et que ce à quoi je peux bien penser.
J’ai complètement chassé nos petits problèmes de mon esprit, je ne pense jamais aux bébés, ni au protocoles médicaux. Je serais plutôt obnubilée par l’idée de rendre ma maison plus belle, ou par le nombre de lessives que j’aurais à faire pendant les vacances. En même temps, je sais que tout cela n’est qu’une façon que mon esprit a choisie pour détourner mon attention, et que mes chagrins sont enfouis si profondément qu’ils empoisonnent mon corps tout entier et l’affaiblissent.
Ce qui me fait tenir, c’est la conscience de n’être pas une personne à plaindre. Finalement, j’ai tout ce dont j’ai besoin. J’ai de la chance. Bien sûr, je n’ai pas donné la vie et c’est triste, mais je ne vis pas dans un pays en guerre, je n’ai pas de maladie grave, j’ai un toit sur la tête, je ne pointe pas à l’ANPE. Si je le souhaite, je peux lever les yeux au ciel et observer les nuages, les étoiles, la Lune , le Soleil, les oiseaux qui volent. Il fait beau, les fleurs poussent déjà dans les jardins. Je ne vois pas pourquoi ça ne devrait pas aller.
La vie ne se résume pas à la donner. Il faut savoir l’aimer telle qu’elle se présente à nous.
Quelqu’un m’a dit récemment que je me mettais trop la pression, que j’anticipais trop les choses et que de fait, cela m’empoisonnait l’existence. Et c’est vrai. Je ne sais pas de quoi sera faite ma vie dans six mois, dans un an, dans cinq ans. Alors pourquoi me faire du mal avec ce futur inconnu ? Après tout, mon passé m’a enseigné que l’inattendu est toujours là, caché, et prêt à bondir sur nous sans crier gare.
Alors, je ne sais pas si nous aurons des enfants, ni si nous partirons vivre à l’étranger, ni si ma carrière prendra une autre tournure, ni si mes petits soucis de santé récurrents disparaîtront. Mais je sais que les choses évolueront comme elles doivent évoluer, dans le positif ou dans le négatif, et que mon existence ne sera pas fichue pour autant.
Si on ne peut pas vivre une expérience, c’est qu’une autre nous attend. C’est certain.
16:20 Publié dans C'est tout moi, ça! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
08.02.2008
Mains froides, coeur chaud
L’extrémité de chacun de mes doigts est endormie, glacée… Mes mains hibernent depuis quelques jours, me rendant chaque tache un peu plus difficile que de coutume. Je ne compte plus le nombre d’objets que j’ai laissés choir. J’ai même cassé mon joli beurrier en faïence. Mais je continue à manipuler, à écrire, à faire ce que je dois faire. Je vais de l’avant.
Je réchauffe mes doigts avec des gants, je réchauffe mon cœur avec de la musique. Toujours les deux mêmes CDs qui tournent encore, et encore, et encore. Je me laisse pénétrer par le son parfait, mon corps vibre et je me sens bien. Je me sens en vie. En dépit de la fatigue, de la mollesse, des journées interminables. Et j’avance, à petit pas. Si j’avance dans ma tête, alors mon corps suivra.
Deux petites semaines s’offrent à moi, deux semaines pour rêver, pour réaliser, pour remonter à la surface de la Terre. Deux semaines de vacances pour faire l’inventaire, ou pour retourner dans le noir. Ou les deux, en alternance.
Une nouvelle page de mon livre va s’ouvrir. Je n’aurais de destin que celui que je me forgerai, quitte à y laisser encore des forces. Ce qui compte, c’est que je sois en accord avec moi-même. Je vais devoir assumer mes faiblesses, mes absences, mes souffrances, car elles font partie de ma vie, elles en sont des facettes incontournables. Je suis sans doute quelqu’un en devenir, encore incomplète, mais pleine de ressources. J’ai assez vécu pour savoir que rien n’est acquis ou définitif. J’ai assez vécu pour savoir que je peux escalader ces montagnes. Je n’ai que trop perdu de temps.
Alors, c’est clair, ce ne sera pas ma dernière période non-faste, ma dernière crise. Mes mains seront parfois froides, rigides, presque inutiles. Mon cœur sera parfois transi par le chagrin, le poids des événements. Mon esprit sera las. Mes oreilles seront sourdes au son réconfortant de la musique.
Mais je redresserai la tête. Comme toujours.
13:36 Publié dans C'est tout moi, ça! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
07.02.2008
C'est décidé...
Je vais (pour la énième fois, me direz-vous) faire du rangement chez moi. Car ranger son intérieur a un double sens.
On range sa maison.
On range sa tête.
Mais surtout, j'ai décidé que cette fois-ci je ferai le vide. Je vais jeter, jeter, et encore jeter. Ou plutôt, trier, donner, recycler, autant que faire se peut. Mais me débarrasser quand même. Faire table rase d'un certain passé et avoir le champ libre pour passer à autre chose. Après tout, ce ne sont que des choses inutiles, des vêtements qui ne vont plus, des objets enfermés dans des cartons dont ils ne sortiront plus. Des futilités qui prennent toute la place.
Tout ceci est matériel. Et le matériel, ce n'est pas tout.
08:17 Publié dans C'est tout moi, ça! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
05.02.2008
Me and mister Trukmuche
Où : chez moi.
Situation actuelle : en arrêt de travail pour cause de spasmophilie empêcheuse de tourner en rond (c’est bien ma veine, juste la semaine où j’avais des évaluations importantes de prévues).
Motif de l'appel : afin d’annuler ma présence à une journée de stage (hyper intéressante en plus, pour une fois)
Me voici donc en train de composer pour la énième fois depuis hier le numéro indiqué sur ma convocation, qui spécifie bien « de prévenir le rectorat suffisamment à l’avance » blablabla, avec nom du service et numéro écrit bien en gras.
Je tombe une fois de plus sur un insipide répondeur, et je sais que ce n’est pas la peine de laisser un message, contrairement à ce que dit la dame, car en général les répondeurs du rectorat n’acceptent pas les messages dépassant les trois secondes, bref.
Lasse, je me résous à appeler le standard, et bien entendu, j’ai droit à une petite musique accompagnée d’un message, en plusieurs langues s’il vous plait.
Finalement, un monsieur qui a l’air d’en avoir assez d’être là où il est me répond en grognant, et me passe le service demandé. Ouf, ça sonne, et pas occupé en plus.
Une dame me répond, je commence à lui expliquer qui je suis et j’ai droit à un attendez, je vous passe monsieur Trukmuche . Bon, ben, d’accord. Va pour monsieur Trukmuche, dont le nom ne figure absolument pas sur ma convocation (et pourtant il est indiqué « dossier suivi par » plus les noms de quatre personnes)
Je prie en mon fort intérieur le Dieu du téléphone et du travail pour que le dit Trukmuche ne soit pas déjà en ligne ou parti faire une pause café (vu qu’à 9h30 ce ne serait pas impossible, n’est-ce pas).
Ouf, une voix d’homme prend mon appel.
Je lui expose ma situation, il me dit qu’il va prendre note. Je perçois un clic-clic sur son clavier pendant que je lui épelle mon nom, celui de mon établissement, les dates et lieu de stage blablabla.
Je pense être enfin tranquille, quand il me dit : Vous devez nous envoyer un justificatif sur le champ.
Hein ? Quoi ? Gnéééééé ?
Comment puis-je, vu que par définition, un arrêt maladie est envoyé à qui de droit, qui ne se trouve pas au rectorat ? Et que sur le champ, c’est bien joli, mais je ne peux pas sortir quand je veux, moi… donc il m'est difficile d'obtenir un justificatif...
Monsieur Trukmuche me dit qu’une petite lettre écrite de ma blanche main fera l’affaire, que c’est comme ça, l’Administration, il faut des papiers tout le temps… Je sens au ton de sa voix que ça l’ennuie de réclamer une lettre aux personnes qui se signalent au téléphone, d’autant qu’il devra lui-même réceptionner la dite lettre et la glisser dans un dossier sur le champ… (ou même directement à la poubelle, allez savoir…)
Je lui demande à qui adresser ce fabuleux courrier que je vais aller écrire sur le champ, et il me donne son prénom, Michael, puis son patronyme, que je lui fait épeler (grand bien m’a pris car il s’appelle TruKmuche et non TruCmuche, comme tout le monde!)
Avant de raccrocher, il me souhaite un prompt rétablissement , et je sens à sa voix qu’il sourit. Quel gentil monsieur que celui-là. Il y a donc des êtres humains qui travaillent au rectorat. Je suis heureuse de l’apprendre.
J’ai eu de la chance. Pour une fois, je n’ai pas eu droit à une interminable attente, ni à un interlocuteur mal embouché.
Veinarde.
11:10 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
04.02.2008
La vie...
La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie
Malraux, Souchon, et tant d'autres...
14:59 Publié dans La phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
