03.07.2008
Marre d'être moche...
J'en ai assez de ne ressembler à rien. C'est vrai quoi, je ne peux pas m'habiller comme je veux (merci les boutiques qui ne vendent que des petites tailles, comme si une femme n'avait pas le droit d'avoir des hanches et de la poitrine), me coiffer comme je veux (merci les cheveux épais qui poussent à une vitesse insensée), me maquiller comme je veux (aucun talent de ce côté là).
Pourtant, je peux vous assurer que tout ce qui est diététique, cosmétologie, mode et trucs et astuces en tous genre me sont familiers. Je pourrais écrire un livre sur le sujet. Dire quel type d'exercice faire et à quelle fréquence, que manger ou éviter, comment il faut appliquer son fard à paupières.... Tout cela n'a aucun secret pour moi!
Malheureusement, je suis à un stade de ma vie où mon corps et mon esprit ont décidé de n'en faire qu'à leur idée. Du coup, je me suis fait une raison, et je m'accepte telle que je suis. J'assume.
Sauf que j'en ai marre d'assumer. Marre du reflet dans le miroir.
Parce qu'assumer, ça m'a rendue fainéante.
Je veux changer, peut-être rajeunir en fait... Devenir séduisante aux yeux du monde entier, ne plus être triste quand je fais du shopping parce que je ressemble à un sac de pommes de terre, quand je trouve ce que je veux à ma taille bien sûr.
Je ne veux plus être vue comme la moche de service... comme la prof ronde dont on va pouvoir profiter parce que, forcemment, elle doit compenser son physique avec de la gentillesse....
J'ai la chance d'avoir un mari formidable, qui m'aime telle quelle, qui voit au delà de tout cela.
Mais j'ai aussi besoin de me plaire à moi...
Alors voilà, je n'assume plus.
Du coup, je vais changer.
Essayer en tous cas.
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19.06.2008
Un goût de fuite dans l'air...
Pour une fois, je vais répondre à un commentaire par une note...
Hier Marie-Pierre a écrit: "Ne le prends pas mal mais comme ces derniers temps tu en as souvent marre de ton job, marre de la vie que tu mènes, etc... n'est-ce pas pour toi un moyen de fuir cette situation qui te pèse ??? Parce que finalement, il faut se dire que rien n'est figé et que même en France tu peux essayer de changer tout ça..."
Alors, oui, tu as raison! Mon désir de partir est aussi intense parce que j'ai besoin d'autre chose. Mais je ne pense pas que je parviendrai à venir à bout de ces changements si je ne donne pas un grand coup de pied dans la fourmilière qu'est ma vie actuelle...
Mettre des kilomètres entre moi et certaines situations ou certaines personnes serait le meilleur moyen de repartir de zéro, et c'est clairement ce qu'il me faut: recommencer à partir de (presque) rien... Partir et "tout" changer, pour mieux revenir ensuite, riche de cette expérience. Quoiqu'il se passe là-bas. Et en étant consciente des risques encourus.
Au vu des conditions actuelles, partir voudrait dire pour moi (en tous cas pendant quelque temps): pas de travail, (donc pas d'argent personnel, donc pas de shopping, de loisirs perso...), pas de voiture, pas de téléphone portable... Certains verraient cela comme une catastrophe, quelque chose qu'ils ne peuvent même pas envisager... Moi j'ai envie de ce vide, de ce détachement, parce que ce serait synonyme de renouveau, et m'obligerait à me battre pour changer la situation.
Oui, j'ai envie de partir. Sans doute de fuir. Tu as sûrement raison sur ce point. Mais ce n'est pas parce que je pense que l'herbe est plus verte ailleurs. C'est parce que si je ne pars pas, sincèrement, je ne suis pas sûre d'être totalement heureuse un jour...
Tout changer ici? Non. J'ai retourné la situation dans tous les sens plus d'une fois, depuis des mois et des mois... et il n'y a rien que je ne puisse vraiment faire, ou alors, il faudrait que je plaque tout (ou presque), par exemple que je démissionne et "trouve ma voie", au risque de tout regretter ensuite parce que ma voie, je l'ai déjà trouvée! Et le tout, en vivant dans le même univers, et avec en prime le regard désapprobateur de mon entourage et de la société française sur moi... Cela me bloquerait plus que tout autre chose, je pense... Si je suis à l'étranger, on ne considèrera pas mes choix comme une hérésie, ce sera normal que j'essaie de faire quelque chose pour faire évoluer ma situation sur place...
Je crois que j'ai besoin de retrouver la battante qui est enfouie au fond de moi. Ici, elle ne veut plus sortir, elle est coincée, bloquée... la première fois qu'elle est sortie, j'étais en Angleterre, loin de mon pays et de tout ce qui est ici...
Si je n'avais pas mon époux pour me soutenir, je crois qu'actuellement je n'aurais plus aucune estime de moi...
De plus, partir me permettrait de retrouver un univers anglophone qui me manque atrocement, et d'apprendre de nouvelles choses... Cela permettrait aussi à Monsieur Mon Mari d'avancer dans son métier, d'améliorer son anglais... Bref ce serait du bonus pour nous deux, de toutes façons!
Alors, oui, c'est sans doute une fuite que j'attends, que j'espère... J'en suis consciente depuis longtemps... Mais si ça peut mieux me faire apprécier ce que j'ai, alors je saute dans l'avion tout de suite!
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17.06.2008
Coup de vieux
La semaine dernière avaient lieu les corrections de BEP, dans un seul et unique centre de correction.
Une quantité incroyable d'enseignants étaient convoqués pour l'occasion, c'était un peu comme une grande réunion de famille... Quel plaisir de revoir certains collègues... Mais surtout: j'ai retrouvé une bonne copine de fac, que je n'avais pas vue depuis 10 ans! Quel joie de discuter quelques minutes avec elle, de parler de nos vies actuelles, de savoir ce qu'elle est devenue...
Elle n'a pas tellement changé... Sauf qu'elle a pris un coup de vieux. C'en était presque troublant, de voir des pattes d'oies au bord de ses yeux, son visage creusé...
Je l'avoue: ça m'a "traumatisée". J'étais vraiment ravie de la revoir, mais en même temps, j'aurais préféré ne pas la croiser...
Et j'ai un peu ressenti la même chose pour d'autres personnes, connues elles aussi à l'université, que j'ai croisées dans les couloirs ce jour-là...
Il faut que je me rende à l'évidence: moi aussi j'ai dû prendre un sacré coup de vieux. Bouh.
11:26 Publié dans C'est tout moi, ça! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
04.06.2008
L'effet "Nouveau Grand Projet"
Lorsqu’on a un Nouveau Grand Projet, il y a plusieurs étapes.
- Tout d’abord, vous êtes tout excité par la seule idée de ce Nouveau Grand Projet, vous vous mettez à ressembler à un pois sauteur, rien ne peut vous calmer.
- Ensuite, vous commencez à faire de nouveaux petits projets qui s’incluraient à ce Nouveau Grand Projet. Vous êtes toujours autant excité.
- Puis, vous cherchez partout des informations relatives à ce Nouveau Grand Projet, histoire de savoir où vous mettez les pieds. L’excitation est à son comble.
- Qui dit cherche, dit trouve. Et ce que vous découvrez vous emballe. Vous ne dormez plus car vous ne pensez plus qu’à ce merveilleux Nouveau Grand Projet.
- Vous continuez à chercher, mais ce que vous trouvez vous plait moins, vous commencez à douter du Nouveau Grand Projet. Vous êtes moins excité, tout d’un coup.
- En réalité, ce n’est pas le Nouveau Grand Projet qui vous dérange, mais le fait que vous êtes persuadé de ne pas avoir les épaules assez larges pour en porter le poids. Vous doutez surtout de vous-même. L’excitation retombe comme un soufflé.
- Vous êtes désespéré, car plus le Nouveau Grand Projet se concrétise, plus il vous fait peur. Vous connaissez de nouvelles insomnies parce que le doute en vous-même vous ronge.
- Vous avez peur que le Nouveau Grand Projet ait lieu car cela implique trop de choses auxquelles penser, et en même temps, vous avez peur que le Nouveau Grand Projet ne tombe à l’eau, car si tel était le cas, exit les petits projets. En d’autres termes : vous êtes en train de devenir complètement marteau.
Résultat des courses : il faudrait que le temps accélère et que vous soyez enfin fixé. Il y a urgence pour votre santé mentale !
13:38 Publié dans C'est tout moi, ça! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
20.05.2008
Où l'on reparle de partir...
Ils ont remis ça.
Les américains, je veux dire.
Ils veulent que Monsieur Mon Mari rejoigne leur équipe sur place. Ils sont même prêts à faire quelques concessions pour qu'il accepte, notamment au niveau de la potentielle date d'arrivée (ce qui nous laisserait le temps de nous organiser).
Mais Monsieur Mon Mari hésite encore, il trouve plein de difficultés là où il n'y en a pas vraiment, notamment concernant la fiscalité sur place, ou la location de notre maison vauclusienne...
Certes, il y a beaucoup de choses à prendre en considération, on ne peut pas décider de partir comme ça, sur un coup de tête.
Mais j'ai listé les "plus" et les "moins", et franchement, il y a davantage de positif sur ma liste. Alors, pourquoi ne pas tenter le coup?
Mon homme me fait vraiment tourner en bourrique, un coup j'ai le sentiment qu'il va dire oui, un autre coup il cherche un motif pour hésiter encore et encore... bref, je ne sais pas si je dois me réjouir, m'inquiéter ou quoi que ce soit!
Mes sentiments sont mélés, je n'ose pas espérer en vain, car j'aimerais tellement tenter cette aventure avec lui... Et je pense que c'est le moment idéal pour nous deux. Intuition féminine peut-être, mais je le sens, je le sais, cette période est propice à un changement aussi radical...
Alors je croise les doigts en attendant d'être fixée...
Je vous tient au courant!
10:17 Publié dans C'est tout moi, ça! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
08.04.2008
Je suis Arlequin...
Quelle magnifique journée que celle que j'ai vécue vendredi dernier...
Une journée consacrée au théâtre, plus particulièrement à la Commedia Del Arte et son influence sur le théâtre français de l'époque...
Nous avons rencontré Vincent, un comédien adorable, passionné, avec lequel nous avons pu échanger sur le sujet, et faire quelques exercices drôles et instructifs à la fois. Nous avons aussi pu voir les masques typiques de ce type de théâtre, et quelques uns d'entre nous ont même pu tenter une improvisation, avec le masque de son choix.
Mon coeur palpitait, mes jambes tremblaient, je ressentais des fourmillements dans tout le corps... Et je me suis levée, j'ai pris un masque d'Arlequin, adopté sa démarche particulière... et j'ai joué le jeu. Et les gens riaient. Et certains m'ont complimentée.
J'étais fière, j'étais heureuse.
J'étais moi.
Alors oui, j'ai une relation particulière avec le théâtre. Je n'y vais pas souvent, pour une raison et une seule: parce que ça me fait mal. Parce que je voudrais être là, sur scène, à la place des comédiens. Je voudrais vivre cette magie de devenir une autre, et de faire rêver les gens du public.
Je n'ai jamais fait de théâtre, si ce n'est à l'école. Il parait d'ailleurs que j'étais plutôt douée.
Mais je suis un être torturé et complexé, si bien que je n'ai jamais pris la peine de chercher un cours de théâtre ou une troupe amateur, histoire d'exercer cette passion de façon régulière. Il y a en moi comme une peur d'échouer, peut-être. Et surtout une crainte d'être dévorée par la scène, et que le reste de mon existence ne soit bouleversé par des sentiments trop intenses...
Mais j'arrive à une période de ma vie où je me demande si la voie que j'ai suivie jusqu'à présent est la bonne, si le genre d'existence que je mène actuellement peut continuer longtemps.
Je l'avoue, je suis troublée...

09:14 Publié dans C'est tout moi, ça! | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
12.03.2008
Sur le départ (mais pas pour là où vous croyez)
Le week-end prochain, Monsieur Mon Mari et moi partons. Oh pas très loin d'ici, juste au pied des Cévennes, histoire de nous aérer sous d'autres cieux que les notres...
J'ai réservé une chambre dans un vieux mas tout en pierre, et d'ores et déjà prévu de profiter de la table d'hôtes et des produits locaux.
Je me réjouis déjà de cette petite escapade, de ce changement d'air, de ces moments privilégiés en tête à tête, là où personne ne nous connait, là où personne ne viendra nous déranger, là nous pourrons nous croire un peu en vacances...
Je suis déjà un peu partie, à force de chercher des idées de balades, d'activités que nous pourrions caser dans ces deux petits jours rien qu'à nous... Un coin de ma tête n'est déjà plus chez moi...
J'ai hâte, j'ai hâte! :)
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22.02.2008
Juste pour dire...
Juste pour dire que j'ai un époux formidable, et qu'il m'a fait pleurer de bonheur en m'offrant un magnifique bijou pour notre anniversaire de mariage.
Juste pour dire que j'ai des jours avec et des jours sans, et qu'aujourd'hui, c'est un jour sans.
Juste pour dire que demain nous allons pendre une crémaillère chez des amis de Monsieur Mon Mari, et que je sens que je vais m'ennuyer, comme à chaque fois que je vois ces gens-là. Et que je n'aime pas m'ennuyer.
Juste pour dire que les vacances se terminent, que je ne les ai pas vues passer, et que je ne sais toujours pas si je suis heureuse de reprendre le travail ou non.
Juste pour dire qu'il fait beau, et que c'est toujours ça de gagné.
Juste pour dire que je vais être surbookée la semaine prochaine, et que je risque de ne pas trop venir sur la blogosphère. Mais que je ne vous oublie pas, et que si je trouve cinq minutes, elles seront pour vous.
17:45 Publié dans C'est tout moi, ça! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.02.2008
Les mots sont trompeurs
Je parle beaucoup de mon ressenti depuis quelques temps, pour autant, je ne souffre pas dans mon âme, mais dans mon corps. Je me suis écroulée, mais au sens physiologique du terme. Psychologiquement, ça va bien, étrangement bien même. Tout est somatisé. Pas de larmes, pas de déprime profonde, pas de mélancolie envahissante. Juste les jambes en coton, des fourmis dans les doigts.... j'ai froid, j'ai chaud... ma tension fluctue… De fait, je ne suis pas en forme. C’est plus fort que moi, et que ce à quoi je peux bien penser.
J’ai complètement chassé nos petits problèmes de mon esprit, je ne pense jamais aux bébés, ni au protocoles médicaux. Je serais plutôt obnubilée par l’idée de rendre ma maison plus belle, ou par le nombre de lessives que j’aurais à faire pendant les vacances. En même temps, je sais que tout cela n’est qu’une façon que mon esprit a choisie pour détourner mon attention, et que mes chagrins sont enfouis si profondément qu’ils empoisonnent mon corps tout entier et l’affaiblissent.
Ce qui me fait tenir, c’est la conscience de n’être pas une personne à plaindre. Finalement, j’ai tout ce dont j’ai besoin. J’ai de la chance. Bien sûr, je n’ai pas donné la vie et c’est triste, mais je ne vis pas dans un pays en guerre, je n’ai pas de maladie grave, j’ai un toit sur la tête, je ne pointe pas à l’ANPE. Si je le souhaite, je peux lever les yeux au ciel et observer les nuages, les étoiles, la Lune , le Soleil, les oiseaux qui volent. Il fait beau, les fleurs poussent déjà dans les jardins. Je ne vois pas pourquoi ça ne devrait pas aller.
La vie ne se résume pas à la donner. Il faut savoir l’aimer telle qu’elle se présente à nous.
Quelqu’un m’a dit récemment que je me mettais trop la pression, que j’anticipais trop les choses et que de fait, cela m’empoisonnait l’existence. Et c’est vrai. Je ne sais pas de quoi sera faite ma vie dans six mois, dans un an, dans cinq ans. Alors pourquoi me faire du mal avec ce futur inconnu ? Après tout, mon passé m’a enseigné que l’inattendu est toujours là, caché, et prêt à bondir sur nous sans crier gare.
Alors, je ne sais pas si nous aurons des enfants, ni si nous partirons vivre à l’étranger, ni si ma carrière prendra une autre tournure, ni si mes petits soucis de santé récurrents disparaîtront. Mais je sais que les choses évolueront comme elles doivent évoluer, dans le positif ou dans le négatif, et que mon existence ne sera pas fichue pour autant.
Si on ne peut pas vivre une expérience, c’est qu’une autre nous attend. C’est certain.
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08.02.2008
Mains froides, coeur chaud
L’extrémité de chacun de mes doigts est endormie, glacée… Mes mains hibernent depuis quelques jours, me rendant chaque tache un peu plus difficile que de coutume. Je ne compte plus le nombre d’objets que j’ai laissés choir. J’ai même cassé mon joli beurrier en faïence. Mais je continue à manipuler, à écrire, à faire ce que je dois faire. Je vais de l’avant.
Je réchauffe mes doigts avec des gants, je réchauffe mon cœur avec de la musique. Toujours les deux mêmes CDs qui tournent encore, et encore, et encore. Je me laisse pénétrer par le son parfait, mon corps vibre et je me sens bien. Je me sens en vie. En dépit de la fatigue, de la mollesse, des journées interminables. Et j’avance, à petit pas. Si j’avance dans ma tête, alors mon corps suivra.
Deux petites semaines s’offrent à moi, deux semaines pour rêver, pour réaliser, pour remonter à la surface de la Terre. Deux semaines de vacances pour faire l’inventaire, ou pour retourner dans le noir. Ou les deux, en alternance.
Une nouvelle page de mon livre va s’ouvrir. Je n’aurais de destin que celui que je me forgerai, quitte à y laisser encore des forces. Ce qui compte, c’est que je sois en accord avec moi-même. Je vais devoir assumer mes faiblesses, mes absences, mes souffrances, car elles font partie de ma vie, elles en sont des facettes incontournables. Je suis sans doute quelqu’un en devenir, encore incomplète, mais pleine de ressources. J’ai assez vécu pour savoir que rien n’est acquis ou définitif. J’ai assez vécu pour savoir que je peux escalader ces montagnes. Je n’ai que trop perdu de temps.
Alors, c’est clair, ce ne sera pas ma dernière période non-faste, ma dernière crise. Mes mains seront parfois froides, rigides, presque inutiles. Mon cœur sera parfois transi par le chagrin, le poids des événements. Mon esprit sera las. Mes oreilles seront sourdes au son réconfortant de la musique.
Mais je redresserai la tête. Comme toujours.
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